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Le dépliant
Article : Chez moi c’est l’inaccessibilité à l’eau !
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17 novembre 2014

Chez moi c’est l’inaccessibilité à l’eau !

dlo

 

credit photo:alterpresse

Dans la société post-moderne où nous vivons, l’accès à l’eau potable est primordial. Cependant, en Haïti on observe tout le contraire. La société paysanne haïtienne vit en ce XXIème siècle aux dépens des circonstances naturelles comme à l’ère primitive. Le rural haïtien doit connaitre toutes les peines du monde pour obtenir une larme d’eau en saison aride. Parvenir à distribuer de l’eau potable efficacement reste entre autres un défi pour les autorités haïtiennes, autant insouciante  qu’impuissante face à la situation.

 

Le milieu rural haïtien est souvent considéré comme un lieu isolé où les habitants sont délaissés à la merci de la nature et de ses phénomènes. Face à la brillante absence des autorités concernées et des infrastructures modernes qui facilitent l’accès à l’eau, les ruraux mènent une vie de primitif. Il faut donc marcher au moins une centaine de kilomètre pour accéder à une trouée qui suinte de l’eau. Toutefois pour y arriver l’aventure s’avère risquée, car il faudra s’exposer à l’escalade des pentes abruptes, affronter la gorge funeste des grottes et des vallées. Elle devient encore plus pénible en sens inverse pour ces gens, quand, avec leurs sceaux remplis sur la tête ils doivent regagner leur demeure.

Pour pallier aux risques qui s’exposent, on constate que les gens se rendent généralement en groupe à ces endroits. De ce fait, ils peuvent s’entraider et se prémunir des dangers  et menaces imminentes. Généralement l’eau ne fait que suinter, ce qui impatiente fort souvent la longue file d’attente. Par conséquent, les affrontements entre groupes rivaux ou entre membres du même groupe sont fréquents. Pour contourner cette situation, certains y vont à la tombée de la nuit à tâtons ou munis de leur chandelle.

Nécessité fait loi

L’insalubrité qui forme souvent le décor de ces paysages, en l’occurrence boues, marécages,déchets plastiques et autres sont généralement ignorés. Les activités menées dans ces rivières sont les causes primaires à ces insalubrités. A l’exemple, quand une personne s’y rend pour la lessive, elle devra passer une journée entière. La nature devient par conséquent son seul recours à un moment où elle doit se soulager. D’autres y mènent leurs animaux pour le breuvage qui s’y soulagent en même temps.

Les gens s’abreuvent autant sans se soucier de la qualité de l’eau. De ce fait, le breuvage devient uniquement une activité à faire passer la soif sans se préoccuper des conditions sanitaires. Ainsi observe-t-on que le choléra-une épidémie importée depuis 2010-se propage à une vitesse chronique en milieu rural haïtien. L’important nombre de ses victimes fuient les statistiques en raison de l’absence des Centres de Traitement de Choléra (CTC) dans ces communautés. Impuissants et ignorants la situation, les paysans voient souvent en ces faits le résultat d’un sort maléfique et mystique.

La politique du bon voisinage

Conscient du problème de la raréfaction de l’eau et du laxisme des autorités, les citoyens se peinent à trouver une issue. Les familles les plus aisées construisent en fonction de leur moyen des réservoirs. Ainsi, accumulent-elles en saison pluvieuse de l’eau en réserve. La durée de cette réserve varie en fonction de la superficie du bassin. Ceci leur assure une certaine sérénité en saison aride.

Cependant, ces réservoirs ne sont pas seulement un bien familial. Ils se transforment facilement en bien communautaire, car dans ces communautés l’entraide est de mise. Les familles avoisinantes qui ne peuvent posséder un bassin s’y présentent continuellement avec leur récipient vide. Les propriétaires doivent donc se montrer altruistes. D’autres commercialisent leur bien, mais n’ont pas très bonne réputation. Car, conscient du problème ils font souvent monter les enchères.

Au rappel, la pluie est tout aussi porteuse d’espoir que d’épouvante. Les paysans redoutent les saisons cycloniques autant que la saison aride. En effet,Haïti se situe dans le bassin des Caraïbes, zone de turbulences et de formations cycloniques. Par conséquent, les mêmes problèmes-manque d’infrastructures modernes et absence de l’Etat-produisent les mêmes effets. Des effets dévastateurs. En estimant les dommages collatéraux et les pertes en vies humaines, on pourrait même parler de déluge. Les victimes du cyclone Jeanne des Gonaïves en 2008 ou des récentes averses au Cap-Haitien peuvent longuement en témoigner. N’était-ce l’intervention internationale, Dieu seul sait où nous serions aujourd’hui.

 

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Article : L’heure à l’haitienne
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14 novembre 2014

L’heure à l’haitienne

heure haitienne

credit photo: ebay.fr

 

Saviez-vous qu’il existait « une heure haïtienne » ? Un rendez-vous entre deux (2) haïtiens est souvent volontairement planifié selon l’heure haïtienne ou l’heure réglementaire. Cette heure dite « haïtienne » est, bien sur, un prétexte expliquant les décalages imprévus de ce peuple qui a toujours du mal  à s’accorder avec l’horloge. Un fait qui n’est certainement pas présent en tout et partout, car les haïtiens savent parfois bien mesurer l’importance des rendez-vous.  

Respecter l’heure d’un rendez-vous s’avère généralement ardu pour un haïtien. Après avoir planifié avec ce dernier, il faut aussi prévoir qu’il y aura sans doute un imprévu. Pire est, ces imprévus ne dépendent jamais des retardataires qui formulent de sottes blagues pour calmer un impatient. L’une d’entre elle que connait quasiment tous les haïtiens est : « On avait planifié selon l’heure haïtienne ! » A ce propos, le retardataire s’attend à ce que vous niez le fait peu importe  la gravité de son décalage.

Un haïtien est généralement pressé. Comme le lièvre, il essaie toujours de courir après l’heure. Et, comme il ne le rattrapera jamais, il en voudra certainement à un vil incident rencontré de par lequel il forgera une argutie. Les embouteillages sont les premiers prétextes souvent évoqués par un retardataire. Derrière, on place toujours cette blague de mauvais goût d’heure d’Haïtiens.

Vous l’entendrez partout où vous êtes et même les personnes les plus importantes que vous n’auriez guère imaginées en font usage. Par exemple, un professeur à ses étudiants. L’heure haïtienne s’en va contre la montre et ses principes rationnels qui limitent l’homme dans le temps. Tout ce qui compte pour elle c’est l’acte de présence sans considérer aucun autre intérêt. La réalité est devenue par ailleurs une anormalité normale.

Le fait est décriant. Même les plus hautes instances du pays ne parviennent pas à se conformer aux horaires. Les calendriers politiques, sportifs, culturels et académiques parviennent toujours à un report causé par un imprévu. Dans la capitale haïtienne, un bal commence trois heures après l’heure programmée, on danse, on bouge et on s’en va sans bourde. Des élections prévues en 2011 par le calendrier électoral se prolongent jusqu’en 2015, non sans hésitation, c’est l’anormalité normale.

Paradoxalement, les haïtiens sont trop ponctuels à certains rendez-vous. L’entrée des ambassades sont quotidiennement bondées dès l’aube, alors que ces dernières fonctionnent généralement à compter de huit (8) heures A.M. Un haïtien se présente généralement avant l’heure à un entretien d’embauche. Comme s’ils déterminaient l’importance des rendez-vous à la mesure, ils décident du sort selon une heure purement irrationnelle. L’heure haïtienne !

Si, avant l’heure n’est pas l’heure alors après l’heure c’est surement l’heure haïtienne !

 


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Article : Les 1 et 2 novembre en Haiti…
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1 novembre 2014

Les 1 et 2 novembre en Haiti…

Haiti

 

credit photo: radiovision2000

Si les 1et 2 novembre sont respectivement cités comme « la Toussaint » et « La fête des morts » dans le calendrier chrétien, elles sont néanmoins en Haïti, consacrées aux manifestations publiques des rites vaudous. Les vodouisants se défilent massivement dans les différentes rues pour participer à la dévotion et la célébration des mânes. Raras*, guédés*, loas*, etc. tous s’accordent à l’expression d’une religion souvent marginalisée, jugée archaïque et identifiée comme un dogme voué au diable et à Satan.

Les deux (2) premiers jours du mois de novembre sont religieusement consacrés aux vodouisants en Haïti. Ces adeptes, souvent marginalisés et accusés comme responsables des différents maux qui s’énoncent dans les faits sociaux, saisissent ainsi l’opportunité de s’exprimer librement corps et âme. Les sons de tambours et de cornets des raras animent les boulevards, les coins et recoins par des musiques et des danses folkloriques.

Les cimetières sont généralement bondés de croyants venant invoquer, rappeler ou vénérer  les esprits de leurs membres de famille morts. Ils allument des bougies, leurs apportent du café comme signe témoignant leur reconnaissance et leurs demanderont de se souvenir d’eux autant.

En ces moments, les méthodes de célébrations sont souvent remarquables. Les croyants en transe, n’étant pratiquement pas conscient d’eux-mêmes réalisent des tours ésotériques que l’on interprète généralement comme paranormaux.

Le piment alimente les Guédés et les permettent de conserver leur état surnaturel. En effet, ils  en mettent abondamment partout et n’éprouvent aucune sensation, sinon que d’en rajouter encore plus. Le sexe est l’endroit prioritaire de ces moments d’assaisonnement. L’alcool se révèle aussi d’une importante nécessité pour le maintien de cet état.

Ces pratiques créent généralement une phobie que, si souvent, le vaudou se trouve mal considéré par certains. Elles sont jugés obsolètes aux yeux de certains observateurs, qui, autant pensent qu’elles ne servent qu’à perpétrer les maléfices. Ces pratiques sont souvent violemment condamnées par ces derniers en mésinterprétant certains faits.

Etre vodouisant ne peut que publiquement s’affirmer dans l’intervalle de deux jours. Le vaudou est vivement critiqué par certaines institutions et par les autres religions avec le but d’éradiquer ses usages.  Les vodouisants déploreront ces méfaits, mais leurs complaintes seront sans succès auprès des responsables.

Rara : Groupe musical populaire et folklorique

Guédé : Personne en transe possédé par un loa

Loa : Esprit du vaudou

 

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Article : Père, pourquoi m’as-tu abandonné?
Psychologie
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28 octobre 2014

Père, pourquoi m’as-tu abandonné?

Pere pourquoi

 

Tout petit la question était là, me taraudait. Pourquoi mon père m’a-t-il abandonné et laissé à ma mère le soin de m’élever toute seule ? Au fur et à mesure que je grandissais, cette question je l’ai mille fois posée à ma mère, mais ses réponses demeuraient  insatisfaisantes. Parfois, elles suscitaient même sa colère. Au fil du temps, j’ai pu comprendre que parler de mon père est une histoire que ma mère ne voulait plus entendre, plus revivre même dans les mots. Je sais que c’est un sujet tabou, mais je voudrais savoir.

Il n’y a pas que moi à vivre cette situation. Dans mon entourage, la majorité des enfants végètent sans affection paternelle. Les pères qui reconnaissent leur progéniture ont librement fait ce choix. Autrement, ils ne subiraient aucune pénalité juridicosociale. D’ailleurs, la caducité du système juridique ne reconnaît pas le test de paternité. Ce sont les hommes qui profiteront de cette faiblesse du système. Quelques géniteurs irresponsables ont été dénoncés par leurs victimes, mais ils n’ont que faire. Vogue la galère !

Pour moi je ne doute pas que mon père soit vivant, qu’il me reconnaît et marche sans scrupule en plein midi comme beaucoup d’autres. Il est peut-être l’un des sénateurs de la République, un chef religieux, un prolétaire, un père de famille qui a fait ses choix…  Qu’il prenne ses responsabilités ou non, pour moi je veux seulement savoir pourquoi il m’a abandonné.

Cet abandon a laissé trop de séquelles dans ma vie, des blessures encore vives. Trop souvent j’observe ma mère découragée par les déboires de la vie… Son courage et sa fierté la distinguent de certaines femmes prêtes à se prostituer pour améliorer leur quotidien. Je suis certain qu’elle est fière de moi, mais par moments je ressens que ma venue dans ce monde a été comme un choc irréparable pour elle.

Si j’avais pu, j’aurais indubitablement choisi un autre chemin, ma vie ne serait pas ainsi racontée. Abandonné par mon géniteur, un parfait inconnu, je suis malheureusement l’une des victimes du machisme. Le machisme, cette gangrène sociale qui infeste la société dans laquelle je vis. Il creuse encore plus le gouffre entre l’égalité des genres, encloue mes semblables dans leur pauvreté. Mais, il n’y a que les victimes qui comprennent le vide que produit l’absence d’un père dans la vie.

 

 

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Article : Les gaz lacrymogènes, bijoux préférés des policiers haïtiens
Societe
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22 octobre 2014

Les gaz lacrymogènes, bijoux préférés des policiers haïtiens

gaz lacrymogène, bijoux de préférés de nos policiersCrédit photo: sante-tn.com

La Police Nationale d’Haïti (PNH) ne connait pas deux façons de disperser une foule. Le gaz lacrymogène est le joujou préféré des policiers haïtiens. En veux-tu ? En voilà ! Ceci se fait sans prendre en compte ni le genre, ni le groupe, ni l’endroit. La honte pour l’institution qui se donne pour devise : ”Protéger et Servir.”

  

Les gouvernements haïtiens s’affolent toujours dès que leurs opposants annoncent de se masser pour une quelconque revendication. Par conséquent, ils feront flèche de tout bois pour s’en défaire que ce soit avant ou pendant les rassemblements. Même l’histoire ne serait pas en mesure de dénombrer les manifestations de rues dispersées par les matraques et les fusils des autorités. Pour y aboutir l’armée, l’institution policière ou les corps d’espions montés d’elles-mêmes ont toujours été leur cheval de bataille.

En 1992, la Police Nationale d’Haïti remplace l’armée avec la devise : ”Protéger et Servir”. Si le slogan semble littéralement s’employer en faveur de la population, les faits prouvent souvent le contraire. La PNH est un outil fantoche et répressif important pour les gouvernements.

Les méthodes de dispersions des manifestations des opposants semblent être la preuve la plus concrète. Pour faire taire les critiques de la bastonnade qui, de trop, rappellent les périodes dictatoriales, les policiers usent les gaz lacrymogène. Ce produit nocif est le gant de velours de la police pour faire pleurer les gens.

Le 17 octobre 2014, l’opposition, premièrement, annonçait d’occuper les rues de la capitale afin de ”dénoncer” les dérives du gouvernement. Paniqué, le gouvernement riposte en conviant les citoyens à un rassemblement-sans motif valable. Comme prévu, la PNH  a dispersé la foule des opposants en cours de route par moyen de gaz lacrymogènes.

Ainsi, là où les opposants abondent, les gaz lacrymogènes surabondent. Au moment, des dispersions les gens qui habitent ou côtoient les environs sont généralement ignorés. Les policiers ne se rendent pas compte des enfants, des vieillards, des femmes enceintes ou des malades respiratoires qu’ils sont censés protéger. Ils ne se rendront pas aussi compte des établissements qui logent le périmètre. Ecoles, hôpitaux, magasins etc. tous s’effacent sous les nuées grisâtres lacrymogènes. Advienne que pourra ! Les policiers portent leurs masques.

 

Le 18 novembre 2013, lors d’une manifestation qui ne concernait pas la Faculté d’Ethnologie, un étudiant a perdu le bras en tentant de renvoyer une grenade lacrymogène provenant de l’extérieur. Des gens qui se trouvent dans l’impossibilité de se faire soigner d’une tumeur due à la respiration dudit gaz empruntent les voix médiatiques pour collecter des fonds.

Si le mot lacrymogène signifie littéralement ”qui fait pleurer”, il prend toutefois un sens métaphorique en Haïti.

 

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Article : Lettre à ma mère l’Afrique
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20 octobre 2014

Lettre à ma mère l’Afrique

lettre a mere lafrique

 

credit photo: www.informatiquessansfrontieres.org

Mère, tes cris sont parvenus jusqu’à moi ; tes larmes me noient et engloutissent mon cœur. Encore une fois, tu t’es fait prise, encore une fois tu t’es fait la risée de l’humanité. Et là, surgissent les questions que je me pose trop souvent : ”Pourquoi c’est encore toi ? Pourquoi c’est  toujours nous ? Pourquoi les épidémies nous haïssent tant ? ” Ces questions qui a commencé a nous guetté depuis l’arrivée de nos oppresseurs refont surface. Pourquoi nous nous les posons, car faut-il toujours qu’elles demeurent sans réponse ?    

Deux siècles déjà depuis que nous sommes séparés, je voudrais t’éviter une lettre avec autant de maux. Mais, hélas…  Si certains de nous avons été transbahuté dans des négriers, ce n’était pas pour jouir d’un traitement de faveur. Dans l’île mouche ou je me loge au fond des Caraïbes, le sort reste le même que chez nous.

Mes paires et moi craignent l’épidémie d’Ebola plus que tout les autres peuples. Tu te demanderas sans doute pourquoi ? Quatre (4) années plus tôt nous avons contracté le vibrion-cholera. Comment est il parvenu jusqu’à nous ? Encore une question sans réponse qui s’ajoute.

Merci de nous avoir légué ta force, ta fierté et ton courage. Ils sont aujourd’hui, le symbole de notre combativité face aux malheurs dont nous nous sommes exposés. Ils sont l’étincelle qui nous éclaire dans la noirceur et notre soif de liberté. Ils nous ont retiré sous le fouet qui harassait quotidiennement nos dos. Ils sont l’orgueil qui nous pousse à nous accepter tels que nous sommes quand on cherche à nous dénaturer.

Je vis si loin, mais mon cœur se rapproche chaque jour plus près de toi. Je reconnais être ton fils à l’odeur du café, au rythme du tambour, aux cadences folkloriques, à mon attachement à la nature, etc. Mère, ta culture m’empreigne, j’ai  une vive démangeaison de ne plus pouvoir vivre à tes cotés.

J’aimerais tant me réveiller paisiblement sous ton soleil, mais  le destin en a décidé autrement. Pourtant, il ne pourra  que physiquement nous diviser, car nos liens sont incontestablement inséparables. Je compte bientôt venir te voir pour que tes caresses mettent fin à la nostalgie de ton fils perdu.

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Article : Crise de mémoire et de savoir en Haiti
Societe
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11 octobre 2014

Crise de mémoire et de savoir en Haiti

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credit photo: unesourisetmoi.info

De tous ses traitres fils du XXème siècle, Haïti n’a pas connu pire que les Duvalier. Un Duvalier est de trop, mais l’histoire nous en a gratifiées du double. Pourtant, un Duvalier est pour la plupart des jeunes haïtiens un héros avec qui ils seront prêts à redessiner l’histoire. Faudra t-il donc prier le père, le  fils et le Saint-Nicholas, de nous  évitez un troisième ? 

 

Il est une évidence qu’Haïti fait face à une amnésie chronique. Il fallait que Baby Doc soit mort pour rappeler aux esprits que ses actes n’étaient jamais jugés. Un grand signal qui nous exhorte à revoir la liste de ceux qui ont causé préjudice à la nation et de décider. Mais, hélas ! On inhumera Duvalier avec ces foutues leçons que sa vie et sa mort ont tenté de nous inculquer.  A cet effet, le romancier Gary Victor constate et réagit : « Le drame c’est que dans quelques semaines toute cette macabre comédie sera oubliée et que nous serons à marcher dans les rues à comploter avec l’Américain dans un salon feutré pour propulser un autre nul, un autre malade mental dans le fauteuil ».

L’histoire haïtienne n’a jamais eu le courage de pointer à ses fils ces hommes qui les ont trahis. Le cours d’histoire à l’école classique haïtienne est un cours borné dans le temps. Le programme d’histoire pour les classes fondamentales s’achève à l’occupation américaine (1934). Les pages de son dernier manuel survolent les images des présidents allant de cette occupation à nos jours. En secondaire, ces sujets lassants et non exhaustifs seront de nouveau présentés à ces élèves sous une autre forme. De fait, l’élève haïtien doit personnellement s’efforcer pour rassembler les maigres moyens mis à sa disposition s’il veut retracer l’histoire.

Aucune acte véritable n’est posée pour apprendre aux nouvelles générations qu’il existe et existera parmi eux des hommes avec qu’ils ne devront jamais négocier l’histoire. Certaines victimes des régimes lavalas* et duvaliéristes n’ont seulement fait qu’écrire quelques pages de leur passé. Des pages qui sont majoritairement ignorées par un peuple doté d’une culture orale à cause de son analphabétisme. Peut-être serait-il une honte pour eux de clamer la honte de leur vie ? Il nous faut plus de braves, de bras et de forces pour raviver la mémoire aux haïtiens.

Devoir de savoir

Le 13 avril 2014 une annonce parue dans les colonnes d’un journal de la place ”qui se veut objective” a fait susciter beaucoup de remous. En effet, il s’agirait d’une justification des crimes du régime duvaliériste par le petit-fils Duvalier, Nicholas. Ce dernier, fils de Jean-Claude annonçait implicitement son avènement sur la scène politique avec un retour du duvaliérisme. Depuis, une sournoise campagne est lancée annonçant la participation de ce dernier aux prochaines élections présidentielles. J’ai malencontreusement rencontré des jeunes avec des t-shirt imprimés du Parti de l’Unité Nationale (PUN) *.

Des jeunes appelés à assassiner la mémoire de la patrie dans l’ignorance. Ils empruntent aveuglement la voix de l’ignominie. Voix suicidaire et périlleuse. Ce n’est pas le préjugé qui occupe l’esprit réfléchi, mais le doute. C’est avec consternation qu’on vit les dates saillantes des crimes des ex-régimes. Elles se défilent sans rappel, sans hommage à la mémoire des victimes. Les homicides vivent ainsi paisiblement sans craindre de réprimande pour leurs atrocités.

Les vécus du régime duvaliériste ont ainsi un grand devoir de mémoire envers les générations futures. Des générations qui, à leur tour devront remplir leur devoir de savoir. Mais, à considérer la chute nous ne serions pas trop loin de toucher le fond.

Lavalas : Parti Politique de l’ancien président Jean Bertrand Aristide.

PUN : Parti politique duvaliériste.

 

 

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Article : Les victimes de Duvalier se souviennent
Societe
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6 octobre 2014

Les victimes de Duvalier se souviennent

les victimes pleurent la mort de Duvalier Crédit photo: www.lapresse.ca

Le jugement de Jean-Claude Duvalier est pour l’au-delà. L’ex-dictateur haïtien a paisiblement rendu l’âme en son domicile le 4 0ctobre 2014.  Baby Doc a succombé suite à une crise cardiaque 3 ans après un retour controversé en Haïti. Par ailleurs, cette mort signifie aussi que les atrocités duvaliéristes ne seront pas jugées. Les victimes du régime devront donc garder le goût amer d’un passé damné.

En 1971, Jean-Claude Duvalier succède à son père au pouvoir. A seulement 19 ans, Baby Doc hérite d’un pouvoir à vie. Un pouvoir tortionnaire et sanguinaire qu’il assurera durant 15 longues années. En effet, depuis le règne de son père les Tontons macoutes* terrorisent une population assoiffée de liberté, de justice et de démocratie.

Les crimes duvaliéristes restent impensables. Durant leur règne, des familles entières sont assassinées, torturées et exilées. Les barbaries dont elles sont victimes graveront éternellement leur mémoire. Des barbaries qui se commettent quotidiennement en plein jour. La liberté de la parole et le libre choix politique sont violemment censurés. Les sports de combat sont interdits, l’émigration dument contrôlée.

A la fin des années 80,les discours sur la démocratie qui se répandent dans les Amériques parviennent aux oreilles haïtiennes. Le peuple se mobilise, réclame inconditionnellement le remplacement du régime par l’instauration de la démocratie. Inquiets, les duvaliéristes amplifient leur cruauté. Ils ripostent ouvertement par les mitraillettes, le lynchage, les viols et emprisonnements. Mais, leurs actes n’impressionneront pas la population. Le 7 février 1987, Jean-Claude Duvalier part en exil pour la France. Mais le duvaliérisme demeure !

Les duvaliéristes se vêtiront de peau d’agneau pour injecter l’amnésie au peuple. L’absence du shérif plonge les victimes dans la passivité. Une absence qui ne durera que 29 années. Le retour surprenant de Baby Doc dans le pays réveille la mémoire de ses victimes. Elles n’auront pas le temps de raconter l’histoire aux jeunes qui vont accueillir le bourreau en héros.

Les larmes des victimes refont surface. Ces dernières emprunteront premièrement les voix médiatiques. Sur nos écrans, la journaliste Liliane Pierre-Paul ne peut contenir ses larmes. Elle explique son emprisonnement à Fort-Dimanche. Ces nuits entières passées à être sexuellement violée. D’ailleurs son unique enfant est la progéniture de l’un de ces inconnus barbares. Les victimes sont troublées, mais une porte reste ouverte. Celle de la justice !

La justice est leur deuxième recours.  Elle est aussi leur seul moyen d’abreuver leur soif de vengeance. Malheureusement, ils verront leur accusation de crime contre l’humanité portée contre l’ex-dictateur rejetée par la Cour pénale internationale. La justice haïtienne quant à elle rejettera premièrement cette accusation. Elle gardera cependant les charges retenues pour escroqueries. Mais la lenteur d’un système judiciaire qui n’a vraiment jamais rendu justice prête à équivoque.

Samedi dernier, Baby Doc a paisiblement rendu l’âme dans sa résidence privée. C’était le coup malin final de ce dernier à ses opprimés. Ils ne verront jamais Baby Doc purgeant ses peines derrière les barreaux. Ils pleurent tous la mort de leur oppresseur. Une mort qui les a autant blessés que sa vie !

Tontons Macoutes : police secrète instituée par François Duvalier pour conserver son pouvoir.

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Article : Top 10 des politiciens fans de foot
Humour
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4 octobre 2014

Top 10 des politiciens fans de foot

Top dix des politiciens fans de foot

Crédit photo: www.purebreak.com 

Quel est l’équipe de foot préférée de nos politiciens ? Quotidiennement supportés, ils se révèlent souvent de grands supporteurs. Je vous propose aujourd’hui un top 10 des politiques fans du ballon rond.  Obama, Sarkozy, Merkel ou Berlusconi, ils se retrouvent tous dans notre Top 10 de la semaine. 

 

10- Jean-Claude Duvalier :

Quoiqu’on puisse le reprocher, l’ex dictateur haïtien a été un véritable admirateur du football. Son amour pour le jeu lui a permis de propulser l’équipe nationale haïtienne à l’échelle internationale. Durant son mandat, Haïti connaitra en 1974 sa seule et unique participation à une Coupe du monde. Baby Doc promet alors une somme de 300 000 dollars aux Grenadiers pour une victoire et 200 000 pour un match nul. Mais, ces derniers ne verront pas le deuxième tour de la compétition tant qu’ils seront essuyés par leurs adversaires. Cependant, ils marqueront l’histoire. Ils boucleront le record du portier italien Dino Zoff qui n’avait laissé aucun ballon traversé sa cage pendant 1 143 heures. Un record qui reste intact jusqu’à aujourd’hui !

9- Barack Obama

Il n’est pas seulement fan des White Sox de Chicago (baseball) ou des Chicago Bulls (Basket). Barack Obama est aussi reconnu comme un supporteur de West Ham. Les Est Londoniens le réclame comme fan depuis que celui-ci avait participé à un match du club. Barack participait à sa campagne présidentielle et était encore sénateur de l’Illinois à cette époque. Il assistait aussi aux différentes rencontres de l’Equipe Américaine du dernier mondial depuis l’Air Force One. Ses images ont fait le buzz sur la toile.

8- François Hollande

Le président français précède à Barack dans notre liste. Grand admirateur du triple ballon d’or Michel Platini, Hollande est un « polysupporteur ». Il dit garder encore le souvenir de France-Allemagne de 1982. Ce qui dévoile son amour pour les Bleus. Tout jeune, il a dribblé pour le FC Rouen qui restera son club de cœur. Cependant, il n’a pu jamais fixer son attachement à un club. Il a eu une grande prédilection que ce soit pour l’As Monaco (époque Henry-Trezeguet), le FC Nantes ou l’En-avant Guingamp. En 2009, François Hollande affirme à So Foot : « Au final, dès que je m’intéresse à un club il chute ». Monsieur doit beaucoup s’intéresser à sa popularité !

7- Manuel Valls

En septième position, le chef du gouvernement français. Né en Catalogne, Manuel Valls est un fan incontesté du FC Barcelone. D’ailleurs, il se rendait fréquemment au Camp Nou dans sa jeunesse. L’hymne de l’équipe catalane a même été composé en 1974 par un certain Manuel Valls. Mais là, il s’agit plutôt d’un cousin éloigné de l’homme politique portant le même nom.

 

6- Prince Albert II

Son élan pour l’As Monaco lui a valu notre sixième place du classement. Albert II est une figure de proue pour le club du Rocher. Le prince de Monaco assiste fréquemment  les prestations du club au stade Louis II. De surcroit, il commente régulièrement les activités du club dans les medias. Un comportement pas trop coutumier pour un prince !

5- Prince William

Président d’honneur de la Fédération Anglaise, le prince est un amoureux d’Aston Villa. Il compte même transmettre ce sentiment à son fils. Le prince Londonien signale : « Quand Aston Villa écrasera Manchester United à Villa Park, mon fils sera là ». L’ère David Moïse s’est révélée un moment opportun à la matérialisation de ce rêve.

4-  Nicolas Sarkozy  

L’ex président français porte le Paris Saint-Germain (PSG) dans son cœur. Il figurait parmi les assistants emblématiques du dernier match PSG-Barca (3-2) en C1. Sa présence fut tellement fréquente et remarquable aux gradins VIP du Parc des Princes qu’elle suscita des interrogations. En effet, on craignait une éventuelle candidature de l’homme au poste de président du club. Mais Nasser Al-Khelaïfi, actuel Président du club Parisien mettra un terme aux rumeurs au micro d’Europe I : « Président du PSG, c’est une petite position pour lui.

3- Michel J. Marthelly

Il serait injuste de ne pas mentionner le président haïtien. Marthelly est un fan inconditionnel du Real Madrid. Lors d’un court passage en Espagne en 2013, il a dribblé dans son agenda pour assister avec Fiorentino Perez un match des Merengues en Liga. Des photos des deux hommes ont été posées avec un maillot inscrivant au dossard le nom et le numéro de son parti (Tèt Kale/8). Michel Marthelly se présente fréquemment à la Télévision Nationale d’Haïti pour commenter les rencontres internationaux de l’équipe nationale haïtienne. Il est un avant-centre notoire de son équipe de foot du gouvernement. Malheureusement que cette dernière réduise les avantages que devaient jouir l’équipe nationale.

2- Angela Merkel    

Il est difficile de rater la présence de la chancelière allemande lors des nobles rendez-vous de la Mannshaft ou des grandes équipes allemandes. Merkel creuse toujours dans son agenda pour s’y prendre une place. Son joueur préféré est le mythique milieu allemand Bastian Shweinsteiger. Son enthousiasme à toujours venir encourager son équipe lui a valu notre seconde place.

1-      Sylvio Berlusconi

Il a été difficile de choisir entre l’ex premier ministre italien et la chancelière allemande. Mais, les implications et l’investissement de Berlusconi dans le football lui a donné raison. Il est un fervent supporteur de l’AC Milan depuis son enfance. Il s’offrit le club en 1986 et le dirige depuis. Il reste une figure symbolique du club tant qu’il l’a mené au triomphe et à la gloire. Les temps ont changé. Les activités politiques de Sylvio ont gravement affecté les Rossoneri. Les rumeurs ont renvoyé le club à la vente plusieurs fois déjà.

 

 

 

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L'auteur: Hadson Archange ALBERT
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